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Archive pour la catégorie « Ma vie passée »

Madame Z.

Il y avait madame Z. Elle était magnifique : grande et svelte, blonde, les yeux clairs, un sourire éclatant. Elle était tout simplement la plus belle femme que j’ai rencontré. Je crois que je suis tombé fou amoureux d’elle dès notre première rencontre. Son visage était sans défaut, sa voix me bouleversait. Avec elle, j’avais l’impression que tout était facile, simple. Avec elle, je me sentais constamment en éveil. Elle m’a tout appris.

J’aurais voulu lui écrire des poèmes, ou bien même une simple lettre d’amour, mais c’était impossible, bien sûr. J’aurais voulu monter sur une estrade et lui déclarer mon amour, le hurler à tout le monde. Mais ça n’était vraiment pas possible.

Car madame Z était mariée, bien entendu.

Et parce que moi je n’avais que six ans.

Mais quand je suis rentré de l’école, le premier jour, je savais déjà que je voulais me marier avec elle.

Un jour, bien plus tard, j’ai revu madame Z. J’étais étudiant, et elle était venue surveiller des examens à la fac, pour améliorer son ordinaire de jeune retraitée, j’imagine. Je l’ai reconnue tout de suite. Elle avait certes un peu vieilli, mais elle était toujours la même. Sublime. Je lui ai dit bonjour, et lui ai présenté ma carte d’étudiant. Elle a regardé la photo, mon nom, puis elle a relevé la tête. Elle m’a dévisagé un instant et m’a souri. M’a brûlé.
« Je me souviens de toi. Ton nom, tes yeux. »

J’ai souri, bafouillé quelques mots pour la remercier de tout ce qu’elle m’avait apporté, il y a si longtemps, et je suis entré dans la salle.

Avec cette certitude d’être né au moins trente ans trop tard.



Je suis chez elle.

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Je suis chez elle pour quelques jours, pendant les vacances. Nous sommes jeunes, un peu plus de dix huit ans, c’est tout.

Je suis chez elle pour quelques jours. Chez ses parents. On s’est rencontré quelques mois auparavant, une copine commune, il y a eu un déclic, on parle des mêmes choses, de la même façon. On va faire les mêmes études.

Je suis chez elle pour quelques jours. Chez ses parents. Dans sa chambre. Hier nous sommes allés voir un concert, puis on a dormi dans une caravane prêtée par une de ses amies. Je l’ai regardée se déshabiller à travers mes paupières mi-closes. Il ne s’est rien passé. Je me suis endormi le sexe raide.

Je suis chez elle pour quelques jours. Chez ses parents. Dans sa chambre. Elle a un visage du bout du monde, un visage d’ici, chez elle. Elle m’offre sa poitrine aux tétons bruns. C’est la première fois, me dit-elle. Elle ne veut pas aller trop loin. Comme en s’excusant. Elle vibre. Ma main tremble un peu en la touchant.

Je suis chez elle pour quelques jours. Chez ses parents. Dans sa chambre. Demain nous irons nous baigner, près du phare. Avec ses parents. Ils ne doivent pas savoir. Alors on s’éloignera à la nage, jusqu’à la bouée. Et on s’embrassera, dans l’eau fraiche. Elle s’allonge sur le lit, ma main est dans sa culotte. Je n’irai pas trop loin. Promis. Quand elle sourit, ses yeux se plissent à s’en fermer. Mon coeur bat fort.
Je suis chez elle pour quelques jours. Chez ses parents. Dans sa chambre. Tout à l’heure son père est entré presque sans frapper. On s’embrassait, et on a eu juste le temps. Juste le temps de se séparer. Il passait sans raison. Je ne sais s’il s’est douté. Probablement.

Je suis chez elle pour quelques jours. Chez ses parents. Dans sa chambre. Son pantalon a glissé le long de ses cuisses blanches. Elle a des tâches de rousseur sur le nez, quelques grains de beauté sur le corps. Je veux lui donner le plaisir qu’elle donne à mes yeux. Elle se laisse aller. Après demain je repartirai vers ma vie. Elle disparaitra vers un autre pays, puis une autre vie.

Je suis chez elle pour quelques jours. Chez ses parents. Dans sa chambre. Sa culotte de coton a glissé le long de ses cuisses. J’embrasse son ventre, je glisse vers sa toison. C’est sa première fois. Elle ne veut pas aller trop loin. Ma langue court jusqu’à son sexe entrouvert. Elle frissonne. Je lèche ses lèvres, son clitoris, je la pénètre du bout de la langue. Je virevolte, elle gémit. Un peu plus fort.

Je suis chez elle pour quelques jours. Chez ses parents. Dans sa chambre. Je vois sa main se crisper sur le drap. Elle gémit plus fort. Je la bois. J’insiste, me retire, reviens à la charge. Je la reverrai une fois, beaucoup plus tard. A son petit ami de l’époque elle dira de moi que j’ai été le premier à l’avoir… Tu sais?

Ma bouche lui donne son premier orgasme.

 



Une exhibition

Cher ami,

Tu ne nous as pas vus, dans ce bar, il y a quinze ans. J’étais assis sur une vieille chaise de bois et cette fille était assise sur moi, on s’embrassait à pleine bouche, nos langues dansaient l’une autour de l’autre, au son de la musique rock qui giclait à plein volume des enceintes. Tout le monde était un peu gris ce soir là dans la fumée constante. La seule couleur que je voyais était le rouge vif de son pull à elle. Le pull très rouge de V.

Excuse moi de ne pas donner son prénom complet, tu comprendras aisément pourquoi.

Elle se trémoussait sur mes cuisses, en rythme, et mes mains sous son pull caressaient son dos nu et brûlant. On s’était rencontré l’avant veille et mon sexe me faisait mal, tendu de désir depuis que j’avais posé les yeux sur elle. Elle était grande, mince, sportive, de longs cheveux noirs qui encadraient un visage fin et rieur, des yeux très noirs, brillants.

On s’était plu tout de suite, et le peu de temps passé ensemble avant de se trouver sur cette chaise, dans l’atmosphère enfumée du bar n’avait été que préliminaire, prélude, parade sexuelle. On s’était peu parlé, on avait juste échangé des regards, quelques mots sans importance. Quelques ondes savamment modulées et qui ne signifiaient au fond qu’une chose : je te veux. Rien de plus, rien de moins.

Un peu plus tôt un geste, une caresse presque accidentelle, nos corps étaient comme aimantés on s’était jeté l’un sur l’autre, à bout de patience.

Sur la chaise. Elle bougeait comme une prêtresse en transe, se frottant contre mon corps comme si j’étais son sacrifice. J’étais comme fou.

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On s’est levé, et on a quitté le bar. Le parc était tout proche. On a presque couru. Quelques lampadaires éloignés diffusaient une vague lueur. La nuit était tiède, on s’est couché sur l’herbe et j’ai soulevé son pull rouge. Elle ne portait pas de soutien-gorge et sa toute petite poitrine était ornée de deux magnifiques tétons durs comme la pierre. J’étais à quatre pattes au dessus d’elle, m’emplissant les yeux de son corps, et ses mains se battaient contre les boutons de mon jean. Une prêtresse n’a-t-elle pas besoin d’une dague pour opérer le sacrifice?

Quand mon jean a finalement cédé, elle a enlevé son propre pantalon, sa petite culotte en dentelle noire a suivi et l’instant d’après elle m’attirait en elle, les jambes largement écartées, les pieds plantés dans l’herbe, ses tongs éjectées un peu plus loin, le corps tendu et fiévreux.

Ses hanches bougaient très fort sous moi, elle ondulait comme agitée par une mer intérieure, et ses gémissements étaient une mélopée adressée à je-ne-sais quel dieu païen rythmée par le frottement de nos corps sous la lune.

C’est probablement à ce moment que tu nous as vu,  l’ami.

Tu t’es repu de la vison de nos corps emmêlés. Sans rien dire, tu as observé notre rituel, regardé nos mains qui se crispaient sur l’herbe. Tu as entendu son cri de plaisir. Peut-être que tu bandais, à ce moment là, qui sait? Tu as sans doute entendu mon râle, un dernier soufle exhalé au moment ultime. Et tu m’as vu tourner la tête vers toi.

J’ai tourné la tête et je t’ai vu. Tu étais assis sur le cadre de ta bicyclette, les bras croisés, n’en perdant pas une miette. J’ai eu un mouvement de surprise et V t’a vu à son tour. Sans mot dire on s’est rhabillé et on a quitté les lieux. Tu nous as suivis un moment, espérant peut être un nouvel élan, mais la messe était dite et tu as vite abandonné.
J’espère, l’ami, que tu as passé du bon temps à nous regarder, je voulais juste te le dire…

Bien cordialement.



A l’anglaise… (troisième partie)

Résumé des épisodes précédents : Cardiff – Une fille – Moi – Galipettes. Pour plus de détails croustillants, la première partie est , et la seconde .

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J’ai commencé à parler, quelques mots à la fois, alors que j’observais son corps et mon sexe qui disparaissait dans le sien.

-J’aime te prendre – j’aime me sentir ta chatte autour de moi – j’aime voir tes cheveux autour de ta nuque – j’aime sentir ta peau sous mes doigts – j’aime t’entendre gémir malgré ta famille en dessous – j’aime glisser entre tes grosses fesses – j’aime les tressauts de ta chair – j’aime que tout soit brûlant – j’aime la sueur qui coule dans mon dos – j’aime voir ta main qui se cramponne au drap – j’aime malaxer tes fesses – les écarter - 

Je ne sais pas trop ce qu’elle a compris du flot de parole qui est sorti de moi par saccade, comme une jouissance des cordes vocales, mais elle a joui quelque part au milieu de mon monologue.

Quelques contractions – une cambrure qui s’accentue -ses fesses qui viennent à ma rencontre – un cri étouffé – un certain ralentissement- elle tourne la tête -

Mes mains étaient toujours sur ses fesses, et ralentissant un peu, mon pouce s’est aventuré jusqu’à son anus, une simple caresse, un court massage.

Elle a eu un hoquet, surprise. Je lui ai demandé si ça lui plaisait.

I don’t know. It’s the first time anyone’s ever done that to me. It feels… strange.

J’ai continué un peu ma caresse sans m’aventurer plus loin, lui laissant aprécier une sensation nouvelle, tout en allant et venant en elle doucement, retardant un orgasme que je sentais proche.

Don’t come inside me. I want it on me.

Là encore, j’ai suivi ses désirs. Après quelques instants, je me suis retiré d’elle, elle s’est couchée sur le dos et ses seins lourds se sont écartés sous mes yeux. J’ai ôté le préservatif et je me suis approché afin que mon sexe la surplombe. Ses yeux étaient fixés sur mon gland. Elle attendait.

J’ai pris mon érection à la main, et je me suis masturbé devant elle. Bientôt j’ai senti l’orgasme arriver, attiré par son regard,  et j’ai joui longtemps en essayant tant bien que mal de ne pas crier mon plaisir, mon sperme s’étalant en  longues éclaboussures sur sa poitrine.

Elle n’a jamais quitté mon gland des yeux. Jusqu’à la fin.



A l’anglaise… (seconde partie)

Résumé de la première partie (qui se trouve ) : Lors d’un séjour au Pays de Galles, je suis allé voir Jurassic Park. Une chose en entrainant une autre, je me suis retrouvé dans la chambre d’une galloise nue à l’appétit féroce. Oui, le résumé est succinct. Oui. Désolé.

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L’instant d’après, j’étais complétement nu, le sexe dur comme la pierre. C s’est jetée sur mes lèvres et sa main m’a empoigné et s’est aussitôt mise en mouvement. A une allure folle. J’ai malaxé sa poitrine, littéralement en rut, retenant de justesse un cri de plaisir. Sa crudité, sa chaleur me faisaient complétement perdre pied.

Elle m’ a attiré vers on lit et s’est assise face à mon sexe tendu, sans le lâcher, mais tout mouvement suspendu. Elle a levé les yeux vers mon visage et a souri. Le sourire de la lionne face à sa proie. Puis elle m’a avalé, enfermant mon érection dans un écrin brûlant. Sa main a repris son va-et-vien, mais un peu plus lentement, pendant que sa langue zébrait mon gland, comme un maître épéiste dans un duel à mort. Mes mains se sont serrées sur ses épaules, les jointures nouées, blanches.

Un préservatif s’est matérialisé dans sa main, et elle a libéré mon sexe de sa bouche pour déchirer l’emballage. Elle a pris le latex et l’a déroulé jusqu’à la base de ma verge, d’un mouvement rapide. Puis elle s’est retournée et s’est mise à quatre pattes, me présentant ses fesses lourdes et rondes. Elle s’est cambrée, offrant à mes yeux son sexe luisant et son anus.

Fuck me now, fuck me hard.

J’ai écarté ses fesses encore plus,  ses lèvres se sont entrouvertes, et je l’ai pénêtrée d’un coup brusque. Elle a gémi, le son étouffé dans la couverture où s’enfonçait la tête et où sa main venait de se crisper.

Harder.

Plus fort. Et plus fort encore. Je l’ai prise sans ménagement, sans finesse, juste la force brute de deux bêtes sauvages s’accouplant en se dévorant la nuque. La sueur me dégoûlinait du front pendant que son gémissement initial se transformait en grondement.

Talk to me. Say why you like to fuck me. Talk to me in French. Tell me why you like my big ass. In French.

J’avoue ne pas avoir bien compris pourquoi elle voulait que je lui parle spécifiquement en français alors qu’elle ne le comprenait que très peu. Le fantasme du French Lover? Un désir d’exotisme pornolinguistique? Mystère.

Toujours est il que pris dans le feu de l’action, je m’exécutais promptement.

(à suivre)



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